Libertés publiques en Transnistrie
Les libertés publiques en Transnistrie font l'objet d'un suivi régulier des organisations internationales, qui décrivent un environnement fortement contrôlé. Les classements comparatifs placent le territoire parmi les moins ouverts d'Europe, avec un score de 16 sur 100 dans l'évaluation publiée par Freedom House en 2026. Les autorités moldaves ne disposent d'aucun moyen d'action directe sur la rive gauche.
Paysage médiatique
La télévision et la radio publiques dépendent de l'administration de Tiraspol, tandis que la principale chaîne privée appartient au groupe Sheriff. Les journaux locaux relaient pour l'essentiel la ligne officielle. Les rédactions indépendantes moldaves travaillent depuis la rive droite et n'ont qu'un accès occasionnel au terrain.
Liberté d'expression
La critique publique des autorités expose à des poursuites administratives ou pénales. Un projet de texte présenté en mars 2025 prévoyait de sanctionner les journalistes de médias enregistrés à l'étranger travaillant sans autorisation préalable. Des dispositions adoptées en juillet 2025 interdisent la promotion des relations dites non traditionnelles et prévoient des amendes ainsi que des suspensions de médias.
Écoles roumanophones
Huit établissements enseignent le roumain en alphabet latin, sous un statut d'école privée et sans financement local. Ils accueillaient 2 041 élèves pour l'année scolaire 2025-2026. Les autorités de Tiraspol ne reconnaissent pas leurs diplômes. La Cour européenne des droits de l'homme a conclu en 2012 à une violation du droit à l'instruction imputable à la Russie.
Société civile
Les associations doivent obtenir un enregistrement local et évitent les sujets politiques. Les organisations moldaves et étrangères n'interviennent qu'à travers des projets ponctuels, le plus souvent dans les domaines social et sanitaire.
Détentions signalées
Les organisations de défense des droits humains font état d'arrestations arbitraires, de poursuites pour trahison ou espionnage instruites à huis clos et d'allégations de mauvais traitements. Le nombre de personnes concernées reste incertain, faute d'accès des observateurs indépendants aux lieux de privation de liberté.
Circulation des personnes
Les déplacements entre les deux rives du Dniestr restent quotidiens, sous le contrôle de postes tenus par les forces locales et par la force de maintien de la paix. La frontière avec l'Ukraine est fermée au trafic depuis 2022, ce qui laisse la Moldavie comme seule voie d'accès.